RUCKSTUHL est quant à lui d’avis que dans la mesure où la présence d’un défenseur était reconnaissable, les preuves recueillies en son absence ne peuvent être exploitées, quelles qu’en soient les circonstances, faute de renonciation par le prévenu au droit d’en exiger la répétition. En effet, selon cet auteur, le prévenu ne perd pas son droit de se prévaloir de cette violation s’il ne l’invoque pas immédiatement dès lors qu’une telle conséquence n’est pas prévue pas la loi (Basler Kommentar StPO, ad art. 131 N 14 et 16 ; du même avis : STUCKI in GOLDSCHMID/MAUER/SOLLBERGER, ad art. 131 p. 113