L'usure ne peut pas résulter d'un acte unilatéral, tel qu'un testament (P. LOGOZ, Partie spéciale I, n. 2 ad art. 157). Pour qu'il y ait usure, il faut que l'avantage pécuniaire obtenu soit en disproportion évidente, sur le plan économique, avec la prestation fournie ou promise en échange (ATF 130 IV 108 s. consid. 7.2). Dire s'il y a disproportion évidente suppose tout d'abord l'évaluation des prestations échangées. Le texte légal précise que la disproportion doit être de nature économique (FF 1991 II 1016), ce qui exclut la prise en compte d'une valeur d'affection. L'évaluation doit être objective (ATF 130 IV 108 s. consid.