S’agissant de la faiblesse de jugement, on vise ici l'état d'une personne qui, en raison de son âge, d'une maladie, d'une faiblesse congénitale, de l'ivresse, de la toxicomanie ou d'une autre cause semblable, est diminuée dans la faculté d'analyser la situation, d'apprécier la portée de ses actes, de former sa volonté et de s'y tenir. La doctrine cite le cas d'un mineur, d'une personne dont les capacités sont diminuées, d'une personne faible d'esprit ou influençable ou encore d'une personne qui, par sa faiblesse de caractère ou par sa légèreté, est entravée dans la capacité de former sa volonté de manière autonome (CORBOZ, op. cit., n. 22-23 ad art. 157 CP et les références citées).