{"Signatur": "FR_TC_005", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2015-05-08", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_005_502-2014-132_2015-05-08.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/502_2014_132_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cbdf37b662f3718ca70f705a4969879cc8185507ce85850f51d79454761116a80df833ad962dccbb1c90976ffbac7a7c&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641cbdf37b662f3718ca70f705a4969879cc8185507ce85850f51d79454761116a80df833ad962dccbb1c90976ffbac7a7c&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=502_2014_132", "Checksum": "46c05af5780159f571de2cb23a546522"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["502 2014 132"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Strafkammer 08.05.2015 502 2014 132"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Chambre pénale 08.05.2015 502 2014 132"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Strafkammer"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Chambre pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Strafkammer"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Arrêt de la Chambre pénale du Tribunal cantonal | Einstellung des Verfahrens (Art. 319 ff. 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Sa belle-sœur K.________, qui l’a vu durant son dernier\nséjour à l’hôpital, a également déclaré que même s’il était « complètement affaibli » sur son lit\nd’hôpital et « pas comme d’habitude », il « avait toute sa tête à ce moment-là » (DO 3018 l. 567ss\net 579). B.________ a enfin déclaré par rapport aux excuses que son père lui avait faites, en juillet\n2010 peu avant sa mort, pour l’avoir soupçonné du vol dans le coffre-fort, qu’il lui avait demandé\ndes explications, mais n’en avait pas eu, ajoutant que « nous n’avions pas vraiment le droit de\nmettre le nez dans ses affaires et il était assez dur » (DO 3011 l. 372 ss). Plusieurs personnes\nentendues dont E.________ ont relevé que F.________ était triste depuis le décès de sa femme,\ndurant les derniers mois de sa vie ; E.________ a également expliqué qu’il avait essayé de se\nsuicider. Il apparaît cependant que l’état de tristesse dans lequel se trouvait F.________ n’a eu\naucune influence sur sa faculté de jugement et de décision jusqu’à sa mort, toutes les personnes\nl’ayant côtoyé en fin de vie ont confirmé qu’il était parfaitement lucide et conscient de ce qu’il\nfaisait.\n\nDans ces conditions, des déclarations de toutes les parties s’étant exprimés à ce sujet il ressort\nclairement qu’en dépit de son âge, F.________ n’était pas diminué dans sa faculté de jugement et\nde décision, quand bien même celui-ci était affaibli physiquement voire triste et perturbé durant les\nderniers mois de sa vie, soit ceux qui ont également suivi le décès de son épouse.\n\nS’agissant de la dépendance de F.________ envers E.________ alléguée par les recourants, il\nressort clairement des déclarations des parties que F.________ était très lié à E.________, que\ncelle-ci était très présente l’aidant quotidiennement et se montrant très disponible. Le rôle de\nE.________ auprès des époux F.________ et H.________ a été investigué par l’autorité\nd’instruction (cf. déclarations de la prévenue, de son mari, de B.________ DO 2010, des amis\nJ.________ et L.________ et de la notaire) : elle leur tenait compagnie et les assistait dans leur\nquotidien pour les déplacements, les repas et les soins sachant que la santé des deux époux\nnécessitait une aide. Le fils, B.________, avait même indiqué à la police le 23 mars 2010 que\nE.________ était la dame de compagnie de son père, qu’elle le conduisait dans de nombreux\nrestaurants, pour des sorties aux bains ou chez le médecin (DO 2010 l. 36 ss) ; à cette occasion il\navait encore précisé que son père et elle allaient partir en I.________ ensemble. F.________ luimême avait eu l’occasion de s’exprimer sur E.________, lors de son audition du 23 mars 2010\n(DO 2007), expliquant qu’elle s’occupait de lui et de son épouse depuis plusieurs années,\nprécisant qu’il la considérait comme sa fille et qu’il avait une totale confiance en elle. J.________ a\ndéclaré que « l’épouse de F.________ avait vraiment besoin de M.________ (surnom de\nE.________) ; celle-ci l’aidait dans ses taches quotidiennes et elle était son rayon de soleil » (DO\n2184 l. 27-28), et que « M.________ se rendait deux fois par jour chez F.________ pour s’en\noccuper ; elle lui faisait tout, comme à un bébé. J’étais en admiration devant son dévouement. Si\nF.________ ne l’avait pas eue, il serait déjà mort depuis des mois. F.________ la considérait\ncomme sa fille ; d’ailleurs elle l’appelait papa » (DO 2184 l. 31-34).\n\nLes fils de F.________ n’ont jamais déclaré qu’ils ne pouvaient pas avoir de contact avec leur père\nen raison de la présence de E.________. Au contraire, A.________ a indiqué plutôt ne pas trop la\nconnaître pour ne l’avoir rencontrée qu’à peu de reprises (DO 2028), alors qu’elle était\nquotidiennement avec leur père (plusieurs fois par jour selon B.________ DO 2010 l. 38-39, et\nselon F.________ « tous les jours et c’était aussi le cas lorsqu’elle s’occupait de mon épouse » DO\n2007 l. 68-69). E.________ a déclaré que B.________ venait souvent à la maison avant l’histoire\ndu coffre-fort (DO 3023 l. 743). F.________ lui-même avait expliqué que B.________ s’occupait\nTribunal cantonal TC\nPage 9 de 17\n\nbeaucoup de lui depuis le décès de sa femme (DO 2007, l. 54-55). B.________ avait même\nl’intention de plus s’occuper de son père en habitant proche de lui, l’affaire du vol dans le coffrefort ayant cependant mis une distance entre eux (DO 3008 l. 270 ss). En définitive, les deux fils\nsemblaient plutôt avoir accepté que E.________ s’occupait de leurs parents de façon autant\nintensive, sans y déceler une relation malsaine, y compris jusqu’au décès de leur père.\nA.________ avait même déclaré qu’il n’avait aucun doute sur l’intégrité de E.________ quand, en\njuillet 2010, un banquier l’avait appelé pour savoir s’il pouvait remettre de l’argent à son père en\nprésence de cette dernière (DO 2091 3ème paragraphe).\n\n"}