Il ne s’agit évidemment pas, comme le craint le Tmc dans sa détermination du 2 juin 2014, d’enfermer toute personne qui est en contact régulier avec un trafiquant présumé. Mais en l’espèce, il est établi que A.________ s’est rendu à trois reprises au moins à Genève avec son comparse, et il est probable que ces périples étaient, pour certains d’entre eux au moins, liés à des opérations illicites, ne serait-ce qu’en raison de la présence de 50'000 fr. dans le véhicule le 22 mai 2014. S’il est vrai que A.________ a indiqué se rendre à Genève pour y voir son ancien patron, qu’il connaît D.________ et l’a rencontré à Genève un mercredi après-midi, cela ne suffit là encore pas à le disculper.