De l'avis de la Chambre, il doit être répondu positivement à cette question. En effet, d'une part ne doit pas être perdu de vue l'art. 29 Cst qui garantit à chacun le droit d'être jugé dans un délai raisonnable (TF arrêt 1B_163/2014 du 18 juillet 2014 consid. 2.2). D'autre part une suspension est en elle-même contraire au principe fondamental de célérité de la procédure pénale. Aussi est-il unanimement admis que la suspension doit rester exceptionnelle et être prononcée avec retenue (TF arrêt 1B_67/2011 du 13 avril 2011 consid. 4.2; PC CPP, MOREILLON/PAREIN-REYMOND, 2016, art. 314 n. 6; PIERRE CORNU, op. cit., art. 314 n. 1; LANDSHUT/BOSSHARD, op. cit., art. 314 n. 4, et les réf. citées).