Pour qu’un conseil juridique gratuit soit désigné, il faut que la défense des intérêts de la partie plaignante l’exige (art. 136 al. 2 lit. c in fine CPP), c’est-à-dire, selon la doctrine et la jurisprudence, que le concours d’un conseil juridique soit objectivement ou subjectivement nécessaire. Cette nécessité peut découler des conséquences que l’issue de la procédure pourrait avoir pour le justiciable, de la complexité de la cause quant aux faits ou quant au droit, ou encore des circonstances personnelles telles l’âge, la situation sociale, les connaissances linguistiques, le fait d’être atteint d’une maladie psychique ou physique (CR CPP-HARARI/CORMINBOEUF, art. 136 N 61-62 ;