En l'espèce, il ressort du dossier que le recourant n'a pas été amené devant le ministère public au plus tard 24 heures après son arrestation provisoire qui a eu lieu le 11 avril à 9.15 heures. Le procureur a certes délivré un avis d'écrou le 12 avril 2011, à 9.10 heures, soit dans le délai de 24 heures. Mais le recourant a été interrogé par la police le 12 avril 2011 à 9.45 heures, soit un peu plus de 24 heures après son arrestation (DO onglet 2A), et le même jour par le procureur à 15.50 heures (DO 3006), soit 6.35 heures après l'expiration du délai prévu par la loi. Le maintien de l'arrestation provisoire au-delà du délai de 24 heures apparaît dès lors non conforme à la loi.