{"Signatur": "FR_TC_004", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2016-05-02", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_004_106-2016-22_2016-05-02.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/106_2016_22_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b6416a48dd261c23811dfdc45f385641cd7f064f452410c8afc841bba2075aeefc41db53d70cca7fb32b2eb16daf258d20bb&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b6416a48dd261c23811dfdc45f385641cd7f064f452410c8afc841bba2075aeefc41db53d70cca7fb32b2eb16daf258d20bb&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=106_2016_22", "Checksum": "5d5bdc74c515bcdd15521351896de53c"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["106 2016 22"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof 02.05.2016 106 2016 22"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte 02.05.2016 106 2016 22"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Kindes- und Erwachsenenschutzhof"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Arrêt de la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte du Tribunal cantonal | Fürsorgerische Unterbringung"}], "ScrapyJob": "446973/26/2286", "Zeit UTC": "05.04.2026 05:08:27", "Checksum": "292ceedb50bbdee78fce412976689a89", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte 02.05.2016 106 2016 22\nRegeste:\nArrêt de la Cour de protection de l’enfant et de l’adulte du Tribunal cantonal | Fürsorgerische Unterbringung\n\nEntendus en séance du 11 avril 2016, les Drs I.________ et J.________ ont relevé que\nA.________ avait besoin d’une aide totale pour toutes les activités de la vie quotidienne et qu’un\nretour à domicile n’était pas possible. Selon eux, le fait que A.________ aille vivre chez sa fille est\nune solution extrêmement fragile et d’un point de vue médical, ils estiment qu’elle devrait être\nplacée en institution car elle nécessite un suivi 24h/24 (PV du 11.04.2016, p. 3). L’expert a\nconfirmé les conclusions de ses confrères en indiquant que des soins et une surveillance continue\nétaient nécessaires de sorte qu’un placement en institution était indispensable. Un traitement\nambulatoire n'était pas envisageable dans l'immédiat et vraisemblablement pas non plus à long\nterme (cf. rapport d’expertise du 10.04.2016). Auditionnée ce jour, la Dresse L.________ a\négalement confirmé qu’un traitement en milieu institutionnel est nécessaire d’un point de vue\nmédical. Elle a précisé que la situation de sa patiente est stationnaire et qu’elle a besoin d’un\naccompagnement constant car il y a par exemple des risques de chute et que A.________ n’a plus\nde mémoire à court terme. Selon elle, sa patiente ne pourrait pas même rester une ou deux heures\nseule. De plus, elle risquerait de se mettre en danger en raison de ses idées suicidaires. Du point\nde vue de la Dresse L.________, si A.________ devait aller vivre chez sa fille, leurs santés ne\npourraient pas être garanties. Sa maladie d’Alzheimer est à un stade avancé et elle ne peut pas\nvivre avec sa famille. En effet, l’intéressée demande beaucoup de soins et d’attention et il faut plus\nd’une personne pour s’occuper d’elle. Il est donc impossible que B.________ parvienne à\ns’occuper de sa mère, malgré sa bonne volonté ; le risque qu’elle s’épuise existe, étant relevé\nqu’elle n’a aucune expérience en la matière, ni de formation dans le domaine médical (cf. PV de ce\njour, p. 4). Elle relève également que A.________ n’arrive pas à s’opposer à sa fille et que cette\ndernière a parfois un comportement inadéquat envers sa mère en ce sens qu’il lui est arrivé de lui\ndemander de ne pas prendre ses médicaments ou de faire une longue promenade alors que\nA.________ n’arrivait plus à respirer correctement (cf. PV de ce jour, p. 6,7,8).\n\nBien que la Cour salue le dévouement de B.________ envers sa mère et son implication dans le\nsuivi de son état de santé ainsi que le soutien et l’assistance qu’elle lui apporte, force est de\nconstater B.________ n’a pas les ressources pour s’occuper de sa mère et lui fournir les soins et\nl’assistance médicale dont elle a besoin. En effet, comme l’ont relevé de manière unanime tous les\nmédecins, la démence de A.________, qui est à un stade avancé, nécessite une surveillance et\nun accompagnement permanents, y compris durant la nuit, ce que reconnaît en outre B.________\n(cf. PV de ce jour, p. 4). Les difficultés de A.________ sont d’ailleurs manifestes, B.________\nayant par exemple dû accompagner sa mère aux toilettes par deux fois durant la séance (cf. PV de\nce jour, p. 7, 8). De plus, à plusieurs reprises durant la séance, l’intéressée a demandé\nspontanément « pourquoi il y a tout ce monde pour venir l’entendre » (cf. PV de ce jour, p. 3), ce\nqui démontre, selon la Dresse L.________, que sa mémoire à court terme ne fonctionne plus (cf.\nPV de ce jour, p. 6). Etant donné que A.________ n’est pas même capable de rester seule une à\ndeux heures, sa fille devrait constamment rester avec elle pour la surveiller et l’assister, y compris\nla nuit, ce qui n’est pas envisageable, même avec des aides externes d’associations car leur\nsoutien est limité et ne remplace aucunement la prise en charge effectuée en milieu institutionnel.\nTribunal cantonal TC\nPage 6 de 8\n\nDes allégements ponctuels de la prise en charge, tel que celui proposé par l’association La famille\nau jardin, ne sont pas non plus possibles puisque B.________ a déclaré que la visite de\nl’association avec sa mère avait perturbé cette dernière qui ne supporte pas les changements (cf.\nPV de ce jour, p. 8). B.________ ne pourra que difficilement compter sur l’aide de ses frères et\nsœurs pour assurer la prise en charge de leur mère dans la mesure où leurs relations sont\ntendues, qu’ils souhaitent que leur maman soit placée dans un home et qu'ils ne sont pas\nfavorables à ce qu'elle aille chez B.________ car ils estiment que ce n'est pas un endroit neutre\npour eux (cf. PV de ce jour, p. 4, 5). Il ressort de la décision de la Justice de paix du 25 avril 2016,\nen page 4, que lors de la séance du même jour en rapport avec la question de la curatelle, à\nl'exception de B.________, les 4 autres enfants présents étaient favorables à la poursuite du\nplacement.\n\n"}