{"Signatur": "FR_TC_004", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2016-12-22", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_004_106-2016-124_2016-12-22.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/106_2016_124_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641f29b904668c5f82ae3216aa4938f509ecc3f281e9556c5d3c8491b313fc2726a24c87ed8a68ccfb440d76bcb5555fbde&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641f29b904668c5f82ae3216aa4938f509ecc3f281e9556c5d3c8491b313fc2726a24c87ed8a68ccfb440d76bcb5555fbde&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=106_2016_124", "Checksum": "654c5f5516caa5d6020d5ab8cf8b6896"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["106 2016 124"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof 22.12.2016 106 2016 124"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte 22.12.2016 106 2016 124"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Kindes- und Erwachsenenschutzhof"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Arrêt de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal | Fürsorgerische Unterbringung"}], "ScrapyJob": "446973/26/2286", "Zeit UTC": "05.04.2026 04:33:48", "Checksum": "9aae08c76235d5c1c9eb7827d5e3f47f", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte 22.12.2016 106 2016 124\nRegeste:\nArrêt de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal | Fürsorgerische Unterbringung\n\n bb) L’expert confirme dans son rapport que la recourante souffre de troubles\npsychiques, notamment de décompensations aiguës d’une schizophrénie paranoïde chronique,\naggravées ou déclenchées par des décompensations de son diabète type II. En outre, elle souffre\nd’une décompensation de sa bronchopathie chronique. L’expert explique que lors de\ndécompensations, la santé physique de la recourante est menacée par le traitement inapproprié\nde son diabète, de son manque d’hygiène et de l’abandon du traitement psychiatrique\nmédicamenteux. Concrètement, un mauvais traitement de son diabète peut l’amener à un coma\nhypoglycémique menaçant potentiellement sa vie par des troubles cardiaques ou à un coma\nhypoglycémique moins dangereux, mais pouvant se compliquer par des infections plus ou moins\nsévères. Le diabète mal réglé est également responsable de troubles de la fonction rénale et de\nmultiples atteintes d’autres organes. Il menace de décompenser sa schizophrénie paranoïde qui, à\nson tour, rend la prise en charge des troubles somatiques plus difficiles. Enfin, sa situation\npsychosociale se trouve péjorée sans aide appropriée. Par contre, pour les tiers, l’état de santé de\nla recourante, même décompensé, ne constitue pas une menace sérieuse. L’expert relève en\noutre que jusqu’à récemment, le traitement des affections de la recourante ne pouvait se faire que\ndans un établissement comme le CSH. Il juge une prise en charge ambulatoire très difficile, la\nprise de conscience des maladies étant pour le moins déficiente et souvent inadéquate, comme le\ndémontrent le long parcours de la recourante et ses décompensations de plus en plus fréquentes.\nTribunal cantonal TC\nPage 5 de 7\n\nEn effet, selon le rapport, il s’agit de la dix-neuvième hospitalisation de l’intéressée au CSH et de\nla troisième cette année pour schizophrénie paranoïde. Le dernier séjour a eu lieu du 25 juin au\n13 septembre 2016, date de son retour à domicile. L’expert est d’avis que même un contrôle strict\npar un curateur ne permet pas de s’assurer d’une suite de traitement sûr. Par contre, un placement\ndans un EMS, contre lequel la recourante s’oppose de toutes ses forces, pourrait offrir un cadre de\nprise en charge approprié. Enfin, il précise que depuis son transfert de l’hôpital J.________ à\naujourd’hui, le CSH était l’établissement adéquat.\n\ncc) Lors de la séance du 21 décembre 2016, la recourante a déclaré en substance ce\nqui suit: elle va bien; son diabète est presque rétabli et les problèmes pulmonaires et cardiaques\nse sont améliorés. C’est en raison des problèmes qu’elle rencontre avec la Justice de paix de la\nSarine qu’elle voulait quitter Fribourg. L’évêque de K.________ l’a invitée à venir habiter dans son\ndiocèse. Lorsqu’elle est partie, elle a emporté tous les médicaments dans un sac qui lui a été volé,\nraison pour laquelle elle n’a pas pu les prendre. Aujourd’hui, si cela devait lui permettre de quitter\nle CSH, elle serait d’accord de prendre l’Haldol sous forme d’injections dépôt durant une année.\nCela garantirait que la sortie se passe bien et qu’elle ne soit pas hospitalisée à nouveau. Par\ncontre, après l’année d’injections dépôt, il appartiendrait à son médecin, le Dr L.________, de\ndécider si elle doit continuer ces injections ou non. A sa sortie de l’hôpital, la recourante entend\nretourner dans son appartement à I.________. En aucun cas, elle ne veut aller dans un home,\ncomme par exemple M.________. Elle ne pourrait pas y vivre sa vie comme elle le faisait\njusqu’alors. Elle se lève la nuit et dort quelques heures durant la journée, va manger à\nN.________ et prendre des cafés avec des amis. Selon elle, dans un home, elle serait obligée de\nsuivre le rythme de la journée prévu par celui-ci. Si elle sort, elle retournera peut-être à\nJ.________. O.________ lui plairait aussi, car il y a d’autres lois.\n\nEntendu également lors de la séance du 21 décembre 2016, le Dr G.________ a déclaré\nqu’actuellement, la recourante va bien, tant sur le plan psychique que physique. Durant l’année\n2016, elle a toutefois été hospitalisée à trois reprises, du 1er janvier au 15 février, du 25 juin au\n13 septembre et actuellement depuis le 7 novembre. Ces périodes sont plus longues qu’elles ne\nl’ont été par le passé. Le contexte reste toujours le même: une décompensation psychotique et\nune négligence de son état physique. Son diabète est difficile à contrôler. Elle a également des\ndifficultés respiratoires. Le médecin reste sceptique par rapport à l’engagement de la recourante\nconcernant les injections dépôt. La même situation a été rencontrée par le passé et depuis lors, de\nnombreuses hospitalisations ont été nécessaires. Aujourd’hui, au CSH, elle se trouve dans un\ncadre, ce qui n’est pas le cas lorsqu’elle rentre à la maison. De plus, des injections d’insuline\ndoivent être faites. Le Dr G.________ craint que la recourante n’arrête son traitement, comme par\nle passé. Par contre, dans un cadre adapté, elle pourrait garder son bien-être.\n\nL’infirmière-cheffe a pour sa part relevé qu’elle connaît la recourante depuis plusieurs années. Elle\nva aujourd’hui bien car elle se trouve dans un cadre. Tel n’est pas le cas à la maison. Au moment\nde son départ en septembre 2016, l’hôpital avait essayé de l’accompagner. A chaque fois, elle\nrevient à l’hôpital dans des conditions très difficiles. Quand elle est à la maison, elle ne prend plus\nles médicaments. La recourante se met en danger de plus en plus souvent et rapidement, et elle\nmet de plus en plus de temps à récupérer. L’infirmière-cheffe ne croit pas à l’engagement\nconcernant les injections dépôt.\n\n"}