En principe, il suffit que le représentant ait un intérêt dans l'affaire pour que l'on admette l'existence d'un conflit (appréciation abstraite), indépendamment de la question de savoir si, en l'espèce, les intérêts du représentant et du représenté sont effectivement en opposition. Le devoir de diligence du représentant lui impose d'informer l'autorité de protection de l'existence d'un tel conflit afin que cette dernière puisse instituer une curatelle (art. 376 al. 2 CC) ou prendre directement une mesure au sens de l'art. 392 CC (CommFamm Protection de l’adulte/LEUBA, art. 375 n. 12, 13).