En l’espèce, la Juge de paix a rendu une décision lourde de conséquences en restreignant l’autorité parentale de la recourante, l’empêchant désormais de déterminer le lieu de résidence de ses enfants, et ordonnant leur placement en foyer. Sa décision est essentiellement fondée sur le rapport du SEJ du 23 juillet 2015. Or, la recourante ne s’est pas déterminée sur celui-ci, la décision querellée ayant été rendue avant que le délai fixé à cet effet au 10 septembre 2015 n’arrive à échéance. La violation du droit d’être entendu est dès lors patente. La Juge de paix ne pouvait pas se prononcer avant l’échéance du délai qu’elle avait elle-même fixé ;