{"Signatur": "FR_TC_004", "Spider": "FR_Gerichte", "Datum": "2015-09-24", "PDF": {"Datei": "FR_Gerichte/FR_TC_004_106-2015-55_2015-09-24.pdf", "URL": "https://entscheidsuche.ch/fr_helper/download.php?pfad=/tribunavtplus/ServletDownload/106_2015_55_f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641e0669a4514330b0cd7ee19c2598c788a880aa8a79ad68963b822202eb82d49a938a1dfca7c9f20f1dcb8599b7d34b6e8&path=f18a529ee8848b75abde07209eae3fd7a9c7a11cf75c501d10a9f97e42c6b641e0669a4514330b0cd7ee19c2598c788a880aa8a79ad68963b822202eb82d49a938a1dfca7c9f20f1dcb8599b7d34b6e8&pathIsEncrypted=1&dossiernummer=106_2015_55", "Checksum": "1e9d37c2ef97fd624ffb0a007ef296ac"}, "Scrapedate": "2026-04-05", "Num": ["106 2015 55"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de", "it"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof 24.09.2015 106 2015 55"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte 24.09.2015 106 2015 55"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Freiburg Kantonsgericht Kindes- und Erwachsenenschutzhof"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Friburgo  Kindes- und Erwachsenenschutzhof"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Arrêt de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal | Wirkungen des Kindesverhältnisses"}], "ScrapyJob": "446973/26/2286", "Zeit UTC": "05.04.2026 05:42:38", "Checksum": "febc2469a00fb494011bb710d3cb1ac3", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Fribourg Tribunal cantonal Cour de protection de l'enfant et de l'adulte 24.09.2015 106 2015 55\nRegeste:\nArrêt de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal | Wirkungen des Kindesverhältnisses\n\n d) En l’occurrence, au moment du prononcé de la décision attaquée, B.________ et\nC.________ étaient âgées, respectivement de presque 16 et 15 ans. Ils disposaient ainsi de la\ncapacité de discernement nécessaire pour donner leur avis quant à la règlementation du droit de\nvisite de leur père, ce que relève également la Dresse F.________ (cf. rapport de la Dresse\nF.________ du 23.03.2015). Il ressort du dossier de la cause qu’en début 2013 déjà, les enfants\nB.________ et C.________ ont émis des réticences à se rendre en visite chez leur père. En effet,\nà cette époque le SEJ avait relevé dans son rapport annuel que les enfants n’avaient aucun plaisir\nà aller chez leur père et qu’ils avaient peur de lui faire part de leurs besoins, préoccupations et\ndésirs (cf. rapport annuel 2012 du SEJ). La Dresse F.________, qui suit C.________ depuis\nfévrier 2008, avait également souligné les réserves émises par son patient à l’égard de son père.\nElle avait en particulier relevé que C.________ lui avait rapporté « que c’était trop dur de faire\nbeaucoup de sport chez papa, (…), qu’il n’aimait pas faire ses devoirs avec lui car il était trop\nsévère, (…), qu’il trouvait difficile d’y aller ». La Dresse F.________ avait également relaté qu’elle\navait constaté chez C.________ « une impossibilité à dire non à son père quand les exercices\nnotamment sportifs sont trop durs ». De plus, elle avait rapporté que les deux enfants, en\nparticulier B.________, expriment « une très grande tristesse à ne pas être entendus dans leur\ndemande que les visites soient changées. C.________, lui, exprime aussi de la colère » (cf.\nrapport de la Dresse F.________ du 22 avril 2013). Lors de leur audition par la Justice de paix, le\n16 mai 2013, les enfants avaient exprimé leur absence d’envie de passer du temps avec leur père.\nB.________ avait notamment déclaré : « on estime qu’on a pas d’attachement avec notre papa. Je\nveux dire par là que quand on va chez notre papa, on s’embête. (…), le programme est toujours le\nmême » (cf. PV du 16.05.2013, p. 2). A l’occasion du rapport annuel 2013, le SEJ a une nouvelle\nfois fait part à la Justice de paix du fait que les enfants B.________ et C.________ éprouvaient\ndes difficultés à se rendre en visite chez leur père et qu’un suivi auprès de la Dresse G.________,\nspécialiste FMH en psychiatrie et psychothérapie d’enfants et d’adolescents, avait donc été mis en\nplace afin d’améliorer la relation père-enfants, ce qui semblait selon elle avoir porté ses fruits,\nmalgré le fait que leur relation restait néanmoins fragile (cf. rapport annuel 2013 du SEJ). Le SEJ a\nrelevé les mêmes difficultés dans son rapport annuel 2014 et a de plus souligné que malgré une\namélioration des relations entre père-enfants, A.________ avait mis fin aux entretiens auprès de la\nDresse G.________, en octobre 2014, car sa fille ne souhaitait plus s’y rendre (cf. rapport annuel\n2014 du SEJ). Lors de son audition par la Justice de paix, le 19 février 2015, A.________ a\ndéclaré que selon elle la situation ne s’était pas améliorée et que les enfants n’avaient toujours\npas envie de se rendre chez leur père (cf. PV du 19.02.2015, p. 2). Le 27 février 2015, les enfants\nTribunal cantonal TC\nPage 9 de 13\n\nB.________ et C.________ ont adressé à la Justice de paix un courrier dans lequel ils indiquent\nqu’ils n’ont aucune envie de se rendre au Canada avec leur père, pas plus que d’aller en visite à\nson domicile. Ils ont mentionné qu’ils ne se sentaient pas à l’aise avec leur père, ni entendu par ce\ndernier, et qu’ils ne voyaient leur père actuellement qu’en raison du fait que cela leur était imposé.\nIls ont en outre indiqué qu’ils n’avaient aucune envie que les choses s’arrangent entre eux et qu’ils\nsouhaitaient s’éloigner de leur père plutôt que de tenter d’améliorer leur relation. De plus, les\nenfants ont demandé à la Justice de paix à être entendus et à pouvoir se faire assister d’un\ndéfenseur d’office pour faire valoir leurs droits (cf. courrier du 27.02.2015 de B.________ et\nC.________). Les enfants ont été auditionnés par la Juge de paix le 9 mars 2015. C.________ a\nune fois de plus déclaré qu’il ne souhaitait plus se rendre chez son père, alléguant qu’il pourrait se\nfaire kidnapper et que son père volerait et draguerait des filles. Il a également expliqué qu’il\nappelait son père « l’autre » depuis plus d’une année et qu’il avait des idées suicidaires depuis son\njeune âge. Quant à B.________, elle a mentionné qu’elle faisait souvent des cauchemars,\nimaginant que son père abusait d’elle et disant craindre de se faire taper ou violer, sans toutefois\ntrouver de raisons la conduisant à avoir ce type de pensées (cf. PV des auditions du 9.03.2015).\nDans son rapport du 23 mars 2015, la Dresse F.________ a indiqué que la question des visites\nchez D.________ était un sujet sensible pour les enfants qui avaient requis d’y aller moins (cf.\nrapport de la Dresse F.________ du 23.05.2015).\n\n"}