En droit suisse, le message aux hommes est clair: si vous prenez le risque de faire un enfant, vous l'assumez et ce quels que soient les termes de l'accord tacite ou exprès avec la mère. L'engagement par exemple de ne pas révéler le nom du père ou d'échanger les prestations d'entretien contre la renonciation à une action en paternité est contraire à l'art. 27 al. 2 CC, lequel protège la personnalité de la mère contre les engagements excessifs, et partant nul. Il porte au demeurant une atteinte illicite à la personnalité de l'enfant (art. 28 CC). Chaque enfant a droit à un père juridique, tel est le postulat sur lequel repose le droit suisse.