A lui seul, ce droit ne suffit toutefois pas à justifier la nomination d’un curateur à l’enfant dont la mère n’est pas mariée, d’autant moins que les tests ADN permettent aujourd’hui de déterminer à tout moment de manière fiable la filiation paternelle (FF 2011 8315, 8333, 8346, 8349). MEIER et STETTLER considèrent pour leur part que l’on ne trouve rien dans les travaux préparatoires qui serait de nature à alimenter la thèse que le législateur entendait - en supprimant l’art. 309 aCC - relativiser le respect du postulat selon lequel chaque enfant a droit à l’établissement d’un double lien juridique (maternel et paternel); MEIER/STETTLER, n. 1267, p. 834 et les réf.