Le représentant légal peut seuls prendre en considération, comme motifs de refus de consentement au mariage, les intérêts économiques du pupille lui-même ou les risques que le mariage envisagé comporte pour sa santé physique, psychique ou morale. Les antécédents judiciaires, l’internement, la paternité hors mariage, le non-paiement d’aliments et autres motifs semblables ne suffisent pas pour justifier le refus de consentement. Ne sont déterminants que des motifs de protection tutélaire, tels une grave mise en danger des intérêts personnels du pupille ou un pronostic défavorable en ce qui concerne l’union conjugale elle-même