Le débiteur doit ainsi disposer du montant nécessaire pour mener une vie conforme à sa condition et lui permettre de réaliser des économies. En pratique, les tribunaux fixent souvent le seuil du retour à meilleure fortune en tenant compte du montant de base et des charges indispensables de l'art. 93 LP, en y ajoutant les dépenses incompressibles et les frais usuels, puis en additionnant, au titre de supplément, un certain pourcentage du montant de base, à raison de 50%, de 66%, voire de 100%, suivant les cantons (cf. ATF 135 III 424 consid. 2.1).