La constitution d'une cédule hypothécaire crée une nouvelle créance, distincte de la relation contractuelle de base (cf. D. STAEHELIN, BSK ZGB, 4e éd. 2011, art. 846 N 2). Le créancier qui détient la cédule hypothécaire est ainsi titulaire de l'intégralité de la créance qui fait l'objet de la cédule, mais il a une obligation contractuelle à ne pas abuser de son droit et à ne pas la faire valoir pour plus que la contre-valeur du prêt accordé en contrepartie (cf. STAEHELIN, op. cit., art. 842 N 50). De son côté, le débiteur peut faire valoir l'objection du remboursement ou de la mise en gage partiels contre le créancier originel (cf. STAEHELIN, op.