D'après la jurisprudence, une provisio ad litem est due, à titre d'avance sur les frais du procès, à l'époux qui ne dispose pas lui-même des moyens suffisants pour les assumer; le juge ne peut toutefois imposer cette obligation que dans la mesure où son exécution n'entame pas le minimum nécessaire à l'entretien du conjoint débiteur et des siens (cf. arrêts TF 5A_826/2008 du 5 septembre 2009 consid. 2 et 5A_448/2009 du 25 mai 2010 consid. 8.1). Les contributions d'entretien ont en principe pour but de couvrir les besoins courants des bénéficiaires, et non de servir, comme la provisio ad litem, à assumer les frais du procès en divorce.