3. En l'espèce, le premier juge a estimé que l'argument de A.________, B.________ et C.________ relatif à la tardiveté de l'action en constatation de la filiation relevait du fond, de sorte qu'il ne lui incombait pas de statuer sur cette question dans le cadre de la décision de mesures provisionnelles. Cela étant, on comprend qu'il a admis comme vraisemblable l'existence d'une prétention successorale sur les biens de feu E.________, sans pour autant que son inexistence puisse être exclue, et la possible survenance d'un préjudice difficilement réparable, au cas où les recourants venaient à disposer de ces biens (décision querellée, p. 3).