Un dialogue serein et une concertation régulière ne sont absolument pas garantis. Dans ce contexte, il est illusoire d'attendre des parties qu'elles parviennent à exercer une autorité parentale commune. Il ne s'agit aucunement d'une simple mésentente entre les parties, habituelle lors d'une séparation, mais bien plutôt d'une situation dans laquelle la capacité et la volonté de coopérer des parents n'existent plus, de sorte que l'intérêt des enfants commandait d'attribuer, au stade des mesures provisoires déjà, l'autorité parentale à un seul des parents, en l'occurrence la mère.