Il a considéré que l'absence de relations entre le père et les enfants depuis plusieurs années rendait impossible l'exercice de l'autorité parentale conjointe, notamment pour des enfants adolescents dont la volonté doit être prise en considération dans les choix qui les concernent. Se référant au rapport du SEJ à teneur duquel la mère possède les compétences parentales nécessaires pour répondre aux besoins de ses enfants – constat confirmé par l'expert psychiatre –, le premier juge a estimé que la solution de confier les enfants pour leur garde à leur mère permettait, à l'heure actuelle, de protéger leur bien-être (décision querellée, p. 21).