8 § 2. Le Gouvernement renvoie notamment aux arguments avancés par le Tribunal fédéral, qui déclarait, dans son arrêt du 20 juin 1984, que l’interception de la lettre n’était contraire ni à la Constitution suisse ni à la convention. 56. Le Gouvernement fait valoir notamment que l’interception de la lettre était justifiée puisqu’elle concernait une procédure pénale en cours. Ainsi, l’auteur de la lettre donnait au détenu des conseils précis sur la conduite à tenir pendant la procédure. En particulier, il conseillait au second requérant de garder le silence même si l’exercice de ce droit contribuait à prolonger sa détention. 57.