{"Signatur": "CH_VB_999", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1985-10-09", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_999_JAAC-51-80--_1985-10-09.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000587.pdf?ID=150000587", "Checksum": "c8979a5c1b84014862d94eba3f633570"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 51.80 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) sonstige Behörden 09.10.1985 JAAC 51.80 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  autres autorités 09.10.1985 JAAC 51.80 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) altre autorità 09.10.1985 JAAC 51.80 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) sonstige Behörden"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  autres autorités"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) altre autorità"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Commission européenne des droits de l'homme, jusqu'en 1998"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:35:28", "Checksum": "4ca66a6a447f9c73922aa0a3a5ac1273", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  autres autorités 09.10.1985 JAAC 51.80 \r\n\n JAAC 51.80\n\nDéc. de la Comm. eur. DH du 9 octobre 1985 déclarant\nirrecevable la req. n° 11436/85, F. c/Suisse\n\nArt. 6 § 2 CEDH. Présomption d’innocence.\nUne décision d’éloignement du territoire prise par la Police des\nétrangers se bornant à indiquer que l’intéressé fait l’objet de poursuites\npénales en Suisse ne viole pas la présomption d’innocence.\n\nArt. 6 § 2 EMRK. Unschuldsvermutung.\nEin fremdenpolizeilicher Entscheid über eine Fernhaltemassnahme,\nin welchem nur auf ein gegen die betroffene Person in der\nSchweiz hängiges Strafverfahren verwiesen wird, verletzt die\nUnschuldsvermutung nicht.\n\nArt. 6 § 2 CEDU. Presunzione d’innocenza.\nUna decisione d’allontanamento dal Paese, presa dalle autorità\ndi polizia degli stranieri, che si limiti a indicare che l’interessato è\noggetto di perseguimento penale in Svizzera non viola la presunzione\nd’innocenza.\n\n1. Le requérant se plaint de la motivation d’une décision d’éloignement du\nterritoire prise par la Police des étrangers à son encontre le 6 avril 1984,\ndécision aux termes de laquelle il était interdit de séjour en Suisse pendant\n\n1\ncinq ans, au motif que des poursuites pénales avaient été engagées contre\nlui en Suisse et que dès lors sa présence en Suisse devenait indésirable. A cet\négard, il invoque l’art. 6 § 2 CEDH.\nLa Commission rappelle tout d’abord sa jurisprudence constante selon laquelle\nla convention ne garantit comme tel aucun droit pour un étranger d’entrer ou\nde résider dans un pays déterminé ou de ne pas en être expulsé (cf. déc. du\n3 mars 1978, DR 11, p. 117).\nIl s’ensuit que, pour autant que le requérant se plaigne d’être interdit de séjour\nen Suisse, sa requête doit être rejetée comme étant incompatible ratione\nmateriae avec les dispositions de la convention.\nLe requérant allègue, il est vrai, qu’en raison de la motivation de la décision\nd’interdiction de séjour prononcée contre lui le 6 avril 1985, les autorités\nsuisses ont violé la présomption d’innocence, contrairement à l’art. 6 § 2 CEDH.\nToutefois, la Commission constate que le requérant a omis de recourir contre\nla décision du 6 avril 1984, alors même qu’il en avait la possibilité en droit\nsuisse, de sorte qu’il n’a pas satisfait à l’obligation d’épuiser les voies de\nrecours internes conformément à l’art. 26 CEDH. Il s’ensuit que cette partie de\nla requête doit être rejetée pour non épuisement des voies de recours internes\nconformément à l’art. 27 § 3 CEDH.\nPar surabondance de droit, la Commission rappelle que le principe de la\nprésomption d’innocence ne se limite certes pas à une garantie procédurale\nmais qu’il exige qu’aucun représentant de 1’Etat ne déclare qu’une personne\nest coupable d’une infraction, avant que sa culpabilité n’ait été établie par un\ntribunal (cf. déc. du 3 octobre 1978 in DR 13, p. 73).\nEn l’espèce cependant, il ressort clairement de la décision d’éloignement du\nterritoire prise par les autorités suisses le 6 avril 1984, que celles-ci n’ont porté\naucune appréciation sur la culpabilité, même probable, du requérant. Elles se\nsont en effet bornées à indiquer que le requérant faisait l’objet de poursuites\npénales en Suisse.\nDès lors, le grief du requérant doit être rejeté pour défaut manifeste de\nfondement.\n\n2\nSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften\nArchives fédérales suisses, Publications officielles numérisées\nArchivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali\n\nJAAC 51.80 - Déc. de la Comm. eur. DH du 9 octobre 1985 déclarant irrecevable la req. n°\n11436/85, F. c/Suisse\n\nIn Verwaltungspraxis der Bundesbehörden\nDans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération\nIn Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione\n\nJahr 1987\nAnnée\nAnno\n\nBand 51\nVolume\nVolume\n\nSeite ---\nPage\nPagina\n\nRef. No 150 000 587\n\nDas Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert.\nLe document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale.\nIl documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.\n"}