1. Les requérants se plaignent que leur extradition à l’Argentine constitue un traitement contraire à l’art. 3 CEDH, qui se lit comme suit: «Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants.» La Commission rappelle que la Convention européenne des droits de l’homme ne garantit aucun droit de séjour ou d’asile dans un Etat dont on n’est pas ressortissant et que le domaine de l’extradition ne compte pas, par lui-même, au nombre des matières régies par la convention. En conséquence, une mesure d’extradition n’est pas, en elle-même, contraire à la convention.