{"Signatur": "CH_VB_999", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1986-12-02", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_999_JAAC-51-69--_1986-12-02.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000548.pdf?ID=150000548", "Checksum": "9cb257eff5d0775686bdb63db206d84c"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 51.69 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) sonstige Behörden 02.12.1986 JAAC 51.69 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  autres autorités 02.12.1986 JAAC 51.69 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) altre autorità 02.12.1986 JAAC 51.69 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) sonstige Behörden"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  autres autorités"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) altre autorità"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Commission européenne des droits de l'homme, jusqu'en 1998"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:34:59", "Checksum": "965c31bbfe0662ebbeb06dfc7abc00cb", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  autres autorités 02.12.1986 JAAC 51.69 \r\n\n JAAC 51.69\n\nDéc. de la Commission européenne des droits de\nl’homme du 2 décembre 1986 déclarant irrecevable\nla req. no 12146/86, M. c/Suisse\n\nArt. 3 CEDH. Interdiction de la torture, des peines et traitements\ninhumains ou dégradants.\nLa CEDH ne garantit aucun droit de séjour ou d’asile dans un Etat\ndont l’intéressé n’est pas ressortissant et ne régit en principe pas\nl’extradition. Celle-ci doit toutefois être refusée lorsqu’il existe des\nraisons sérieuses de croire qu’un individu sera exposé, dans l’Etat\nrequérant, à un traitement prohibé par cette disposition. Tel n’est pas\nle cas en Argentine, démocratie pluraliste et Etat de droit reconnaissant\nles droits de l’homme.\n\nArt. 3 EMRK. Verbot der Folter, der unmenschlichen oder\nerniedrigenden Bestrafung oder Behandlung.\nDie EMRK gibt einem Ausländer keinen Anspruch auf Aufenthalt\noder Asyl, und sie betrifft die Auslieferung grundsätzlich nicht.\nDie Auslieferung muss jedoch verweigert werden, wenn ernsthafte\nGründe für die Annahme bestehen, dass die auszuliefernde Person\nim ersuchenden Staat Behandlungen unterworfen würde, welche\ndiese Bestimmung verbietet. Dies trifft für Argentinien nicht zu,\ndas als pluralistische Demokratie und als ein die Menschenrechte\nanerkennender Rechtsstaat anzusehen ist.\n\n1\nArt. 3 CEDU. Divieto della tortura, delle pene e dei trattamenti inumani\no degradanti.\nLa CEDU non garantisce alcun diritto di dimora o d’asilo in uno Stato\ndi cui l’interessato non sia cittadino, e per principio essa non regola\nl’estradizione. Quest’ultima dev’essere tuttavia rifiutata qualora ci\nsiano dei motivi seri di ritenere che un individuo sarebbe sottoposto,\nnello Stato richiedente, a trattamenti proibiti da questa disposizione.\nCid non è il caso per l’Argentina, che è una democrazia pluralista ed\nuno Stato di diritto che riconosce i diritti dell’uomo.\n\n1. Les requérants se plaignent que leur extradition à l’Argentine constitue un\ntraitement contraire à l’art. 3 CEDH, qui se lit comme suit:\n«Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains\nou dégradants.»\nLa Commission rappelle que la Convention européenne des droits de l’homme\nne garantit aucun droit de séjour ou d’asile dans un Etat dont on n’est pas\nressortissant et que le domaine de l’extradition ne compte pas, par lui-même,\nau nombre des matières régies par la convention. En conséquence, une\nmesure d’extradition n’est pas, en elle-même, contraire à la convention.\nToutefois une telle mesure pourrait, dans des circonstances exceptionnelles,\nsoulever un problème sous l’angle de l’art. 3, lorsqu’il existe des raisons\nsérieuses de croire qu’un individu serait exposé, dans le pays où il est extradé,\nà des traitements prohibés par cette disposition (déc. du 6 mars 1980 sur la req.\nn°8581/79, DR 29, p. 48, 62).\nEn l’espèce, la Commission constate que tel n’est pas le cas des requérants. Elle\nrelève que la République argentine, qui a ratifié la Convention interaméricaine\ndes droits de l’homme et reconnu la juridiction de la Cour interaméricaine des\ndroits de l’homme est redevenue une démocratie pluraliste et un Etat de droit.\nDans ces circonstances, la Commission estime qu’en prenant sa décision\nd’extrader les requérants à l’Argentine, la Suisse n’a pas enfreint ses\nobligations telles qu’elles résultent de la Convention européenne des droits de\nl’homme.\nIl s’ensuit que les griefs des requérants sont manifestement mal fondés et\ndoivent être rejetés conformément à l’art. 27 § 2 CEDH.\n\n2\nSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften\nArchives fédérales suisses, Publications officielles numérisées\nArchivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali\n\nJAAC 51.69 - Déc. de la Commission européenne des droits de l'homme du 2 décembre\n1986 déclarant irrecevable la req. no 12146/86, M. c/Suisse\n\nIn Verwaltungspraxis der Bundesbehörden\nDans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération\nIn Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione\n\nJahr 1987\nAnnée\nAnno\n\nBand 51\nVolume\nVolume\n\nSeite ---\nPage\nPagina\n\nRef. No 150 000 548\n\nDas Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert.\nLe document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale.\nIl documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.\n"}