b. Ensuite, la finalité de la réforme ne contredit pas directement celle du système fiscal suisse . En effet, elle tend à corriger – partiellement – une double imposition économique du bénéfice des sociétés et du dividende versé aux détenteurs de participations. Cette surimpostion successive n’est pas, contrairement à l’opinion des adversaires de la révision, une pure illusion. Elle correspond à une réalité concrète : le dividende n’étant rien d’autre que la distribution, totale ou non, du bénéfice de l’entreprise, la charge fiscale qui pèse d’abord sur la société selon les articles 58 ss. LIFD, puis sur le dividende, frappe effectivement deux fois le même objet