Dès lors qu’il se trouve devant deux situations concrètes qui peuvent être regardées, soit comme similaires, soit comme dissemblables, le législateur dispose d’une certaine marge de manœuvre. Tandis qu’il serait certainement excessif et injuste d’exonérer complètement les dividendes, une imposition de la moitié environ ne paraît pas d’emblée déraisonnable, puisqu’elle se trouve en quelque sorte à mi-chemin entre deux solutions extrêmes. Les projets des Chambres fédérales semblent d’autant plus défendables qu’ils concernent uniquement des détenteurs de participations supérieures à 10%, c’est-à-dire un relativement petit nombre de porteurs dans des sociétés de taille plutôt restreinte.