Tel est le cas, par exemple, des victimes de tortures ou de graves traumatismes, qui ont souvent besoin d’un certain laps de temps pour pouvoir s’exprimer sur certains épisodes tragiques de leur vie. Il en va de même pour les membres de longue date de partis politiques ou d’organisations qui sont interdits dans leur pays d’origine et par conséquent contraints d’y opérer clandestinement. La loi du silence qui prévaut dans ces milieux est une règle d’or à ce point ancrée dans les esprits qu’il est difficile d’obtenir de ces gens-là qu’ils se livrent sans crainte aux examinateurs dès la première audition sur les motifs d’asile (cf. Kälin, op.