L’exécution du renvoi serait licite, possible et raisonnablement exigible. Le 2 mars 1994, NN. et son épouse ont interjeté un recours administratif auprès de la Commission: ils contestent l’existence de contradictions dans leurs récits, se réfèrent aux articles de presse produits et insistent sur le fait que les motifs retenus par les tribunaux algériens prouvent l’existence d’un procès politique à leur encontre. Les intéressés ont obtenu par la suite le soutien de différentes personnalités du FIS à l’étranger. Le Haut Commissariat pour les Réfugiés lui-même est intervenu le 13 avril 1995 pour déclarer crédibles les allégations des intéressés.