Il n’y a donc aucun indice d’une volonté caractérisée de l’Etat de réduire celui-ci au silence ou de le persécuter. d. Enfin, le fait que D. D. ait attendu plus d’un an après son départ de Bulgarie pour déposer une demande d’asile en Suisse, et ne s’y soit décidé qu’au moment où la procédure d’extradition approchait de son terme, dénote, sinon le caractère abusif et dilatoire de la demande d’asile, du moins le peu de conscience que l’intéressé avait d’avoir subi une persécution au sens de la loi sur l’asile; l’argument selon lequel il ne s’y serait décidé qu’après la victoire du Parti socialiste n’est pas valable, la demande d’asile étant postérieure de plusieurs mois aux élections.