Ces mesures sont susceptibles d’atteindre un individu dans sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté, sans que pour autant elles soient considérées comme déterminantes en matière d’asile. Elle ne deviennent illégitimes qu’à partir du moment où l’Etat intervient à l’encontre d’une personne, pour des raisons non plus d’intérêt public, mais liées à la race, à la religion, à la nationalité, à l’appartenance à un groupe social ou aux opinions politiques de cette dernière. En présence de ces deux catégories de motifs, la persécution, en tant qu’elle répond aux autres conditions de l’art. 3 LAsi, n’existe que si les motifs illégitimes l’emportent sur les motifs légitimes.