Cet examen doit être d’autant plus minutieux quand la vie ou la liberté d’un individu risque de se trouver en danger (arrêt Vilvarajah précité, § 92 et 125). c. En l’espèce, la commission constate que X s’est construit un réseau étroit de relations, en Somalie et à l’étranger, qui lui ont permis de se mettre à l’abri dès le 26 janvier 1991. C’est ainsi que, comme il l’a déclaré, malgré la chute du gouvernement de Siad Barré et la chasse faite à ses représentants, il n’a rencontré aucune difficulté à s’enfuir de Mogadiscio et à séjourner jusqu’au 30 décembre 1992, dans le sud du pays, dans des zones tenues par les dignitaires de l’ancien régime et leurs partisans.