§ 18 et 22, p. 35 et 38). bb. L’art. 3 CEDH, qui érige le droit de ne pas subir des traitements contraires à la dignité de l’homme en un droit intangible, est un principe fondamental du droit international public, qui lie l’Etat partie à la CEDH appelé à prononcer l’exécution du renvoi et non l’Etat dans lequel est renvoyé l’étranger concerné (Artur Wolffers, Kann eine Ausschaffung zur Folter rechtmässig sein? Asyl 1994/1, p. 4; cf. aussi Stefan Trechsel, Grundrechtsschutz bei der internationalen Zusammenarbeit in Strafsachen, Europäische Grundrechte Zeitschrift [EuGRZ] 1987, p. 74; ATF 112 Ib 224; 109 Ib 72; JAAC 60.38, consid.