Certes, dans leurs déterminations du 29 août 1994, les intéressés allèguent que des factions politico-militaires somaliennes, comme celle du général Aïdid, exercent un pouvoir quasi-étatique. Tel ne saurait, de l’avis de la commission, être le cas. En effet, ces factions ne sont pas des organes quasi-étatiques, agissant dans l’exercice d’une puissance publique de facto parce qu’elles ne bénéficient, sur un territoire clairement délimité, ni d’une cohérence ni d’une stabilité suffisamment durables. Au contraire, les renversements d’alliances ainsi que les divisions à l’intérieur et entre mouvements politico-claniques sont telles que le constat d’anarchie est patent.