Ces milices se livrent une guerre sans merci pour s’emparer du pouvoir, tandis que les hordes de pillards cherchent à s’enrichir et que les islamistes réclament l’application de la charia. Les seigneurs de la guerre n’ont pas d’intérêt à abandonner les prérogatives sur leurs fiefs au profit d’un gouvernement central. De plus, les structures claniques et les clivages tribaux favorisent les renversements d’alliances éphémères. La fluctuation de ces alliances politico-claniques se traduit souvent sur le terrain par des mouvements de troupes modifiant les «lignes de front», en tous sens, sur plusieurs centaines de kilomètres.