{"Signatur": "CH_VB_031", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1996-05-14", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_031_JAAC-61-4--_1996-05-14.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003506.pdf?ID=150003506", "Checksum": "0af18478684edffc8146a8903e31659b"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 61.4 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Schweizerische Asylrekurskommission (ARK) 14.05.1996 JAAC 61.4 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile 14.05.1996 JAAC 61.4 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione svizzera di ricorso in materia d'asilo 14.05.1996 JAAC 61.4 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Schweizerische Asylrekurskommission (ARK)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione svizzera di ricorso in materia d'asilo"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Commission suisse de recours en matière d'asile, jusqu'à 2006"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:28:24", "Checksum": "edc1c9afb0dcd5b2bc29b745784f7faf", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile 14.05.1996 JAAC 61.4 \r\n\n 20\ncc. La doctrine internationale et suisse ne met, en règle générale, pas en doute\nl’argumentation de la Commission européenne. S’agissant des auteurs suisses\nqui se sont exprimés sur le sujet, ils sont tous unanimes pour reconnaître\nl’application de l’art. 3 CEDH aux victimes potentielles de violences privées,\ndu moins lorsque celles-ci émaneraient de groupes plus ou moins organisés\n(Walter Kälin, Drohende Menschenrechtsverletzungen im Heimatstaat als\nSchranke der Rückschiebung, ZAR 4/1986, p. 176; Kälin, Das Prinzip des\nnon-refoulement, op. cit., p. 183 ss; Kälin, Grundriss, op. cit., p. 236; Raess,\nop. cit., p. 105; Achermann/Hausammann, Handbuch, op. cit., p. 185; Urs Bolz,\nRechtschutz im Ausländer- und Asylrecht, Bâle / Francfort-sur-le-Main 1990,\np. 52; Arthur Haefliger, Die Europäische Menschenrechtskonvention und die\nSchweiz, Berne 1993, p. 66; cf. aussi Marx, Handbuch, op. cit., 5e partie, p. 25 s\net 72 s; David John Harris / M. O’Boyle / C. Warbrick, Law of the European\nConvention on Human Rights, Londres 1995, p. 74; F. Sudré, Droit international\net européen des droits de l’homme, 2e éd., Paris 1995, p. 178 s; du même auteur,\nLa Convention européenne des droits de l’homme, commentaire article par\narticle, Paris 1995, art. 3, p. 172 ss; Andrew Clapham, The «Drittwirkung» of\nthe Convention, in: The Europea System for the Protection of Human Rights,\nDordrecht 1993, p. 171 ss). Le TF n’a pas (encore) eu l’occasion de développer\nune jurisprudence dans le domaine de la source du danger des traitements\nprohibés; il a toutefois laissé entrevoir qu’il ne se distancierait probablement\npas de ce point de vue (cf. commentaire de Haefliger, op. cit., p. 66, ad ATF 111\nIb 68).\ndd. La commission de céans considère, pour sa part, que si les Etats parties\nà la CEDH ont le devoir de ne pas mettre en danger la vie ou l’intégrité\ncorporelle d’un être humain (selon le principe dit de l’effet utile), il n’y a pas\nde raison de procéder à des distinctions selon l’auteur qui potentiellement\nconcrétiserait ce danger; il importe peu que ce soit un Etat, une organisation\nquasi-étatique, un groupement privé, voire un particulier. Le risque de\ntraitements prohibés doit être examiné objectivement, indépendamment\nde l’éventuelle responsabilité de l’Etat vers lequel l’étranger concerné\nserait renvoyé. Il n’existe donc aucune raison particulière de s’écarter de\nla jurisprudence de la Commission européenne.\nee. En ce qui concerne le degré de la preuve de mauvais traitements au\ncas où la mesure de renvoi serait exécutée, les organes de Strasbourg ont\nprécisé qu’il faut que la personne qui invoque l’art. 3 CEDH démontre à\nsatisfaction qu’il existe pour elle un véritable risque concret et sérieux d’être\nvictime de tortures, ou de traitements inhumains ou dégradants en cas de\nrenvoi dans son pays (Mark Eugen Villiger, Handbuch der Europäischen\nMenschenrechtskonvention, Zurich 1993, p. 185; Arthur Haefliger, Die\nMenschenrechtskonvention und die Schweiz, Berne 1993, p. 65). Les organes\nde la convention estiment qu’une simple possibilité de mauvais traitements\nn’entraîne pas en soi une infraction à l’art. 3 CEDH (arrêt Vilvarajah précité,\n§ 111) et exigent la preuve «au-delà de tout doute raisonnable», fondée\nsur un faisceau d’indices ou de présomptions non réfutées, suffisamment\ngraves, précis et concordants, sans qu’il faille exiger une certitude absolue\n(Jacques Velu / Rusen Ergec, La Convention européenne des droits de l’homme,\nBruxelles 1990, p. 203 s; cf. aussi Marx, Refoulementschutz, op. cit., p. 155 s).\nL’appréciation d’un risque de traitements prohibés nécessite l’usage de\ncritères rigoureux, sur la base de l’ensemble des données disponibles, à savoir\n\n"}