{"Signatur": "CH_VB_031", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1996-05-14", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_031_JAAC-61-4--_1996-05-14.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003506.pdf?ID=150003506", "Checksum": "0af18478684edffc8146a8903e31659b"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 61.4 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Schweizerische Asylrekurskommission (ARK) 14.05.1996 JAAC 61.4 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile 14.05.1996 JAAC 61.4 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione svizzera di ricorso in materia d'asilo 14.05.1996 JAAC 61.4 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Schweizerische Asylrekurskommission (ARK)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione svizzera di ricorso in materia d'asilo"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Commission suisse de recours en matière d'asile, jusqu'à 2006"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:28:24", "Checksum": "edc1c9afb0dcd5b2bc29b745784f7faf", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile 14.05.1996 JAAC 61.4 \r\n\n 8\ndu palais présidentiel, également connu sous le nom de «Villa Somalia», le\nsoir du 26 janvier 1991 (sur cet événement-clé: cf. S. Smith, Somalie : la guerre\nperdue de l’humanitaire, Paris 1993, p. 76 à 81). Elle a constaté que les guerres\npolitico-claniques persistent dans le pays et mettent aux prises douze à vingt\nmilices issues de six clans de base (ou familles), comprenant eux-mêmes de\nnombreux sous-clans différents organisés en lignages. Ces milices se livrent\nune guerre sans merci pour s’emparer du pouvoir, tandis que les hordes de\npillards cherchent à s’enrichir et que les islamistes réclament l’application\nde la charia. Les seigneurs de la guerre n’ont pas d’intérêt à abandonner les\nprérogatives sur leurs fiefs au profit d’un gouvernement central. De plus,\nles structures claniques et les clivages tribaux favorisent les renversements\nd’alliances éphémères. La fluctuation de ces alliances politico-claniques se\ntraduit souvent sur le terrain par des mouvements de troupes modifiant les\n«lignes de front», en tous sens, sur plusieurs centaines de kilomètres. Dans\nce pays doté de trois gouvernements concurrents dirigés par les trois chefs\nHawiye que sont Mohamed Farah Aïdid, Osman Hassan Ali Atto et Ali Mahdi\nMohamed, la restauration de l’ordre passe par une reconstruction politique\ndu pays sur des bases solides et est apparemment exclue en l’absence d’une\nvéritable réconciliation entre les trois principaux dirigeants précités, ainsi\nqu’entre leurs forces respectives. La reprise de combats sur une grande échelle\nne saurait être exclue étant donné que les désaccords ne sont pas réglés sur le\nplan politique et que des alliances militaires sont régulièrement reconstituées\n(cf. Africa Confidential, vol. 36, N° 13, du 23 juin 1995 et N° 1 du 6 janvier 1995;\nJ. Hélène, Le départ de l’ONU s’accompagne d’une reprise des combats, in:\nLe Monde du 28 février 1995). Ce risque semble s’être d’ailleurs concrétisé\nau vu de l’incapacité de chaque gouvernement à prendre le dessus sur ses\ndeux gouvernements rivaux et à les affaiblir suffisamment, voire de leur\nincapacité à garder la maîtrise de leurs propres troupes, ainsi que de la reprise\ndes combats à Mogadiscio au mois d’août 1995, de même qu’à Baidoa et à\nHoddur, villes conquises par le général Aïdid en octobre 1995 et à mi-janvier\n1996, et enfin au Somaliland (Der Bund du 13 mars 1996; Africa Confidential,\nvol. 37, Nos 1 et 4, du 5 janvier et du 16 février 1996; Le Monde du 18 janvier\n1996; Africa Confidential, vol. 36, Nos 18 et 19, du 8 et du 22 septembre 1995; La\nLiberté du 14 et des 23/24 septembre 1995).\nc. En l’occurrence, en ce qui concerne d’éventuelles persécutions antérieures à\nleur fuite, la commission constate que les recourants n’en ont allégué aucune\nen particulier. En effet, Y et les trois enfants A, B et C ont quitté la Somalie\nle 20 août 1991 en raison de la guerre et de l’insécurité qui y sévissait, en\nparticulier des luttes interclaniques qui avaient fait des victimes dans la\nfamille nomade des Darod, clan qui regroupe le tiers des Somalis et forme\ndémographiquement la confédération clanique la plus importante du pays\n(Alain Gascon, La Somalie éclatée: crise de régime ou crise d’identité nationale,\nin : Islam et sociétés au sud du Sahara, N° 4, novembre 1990, p. 51); ils n’ont\nnullement été touchés directement par un sérieux préjudice au sens de l’art. 3\nLAsi. Quant à X, s’il a quitté sa patrie, c’est au motif de son appartenance à la\nclasse dirigeante; bien qu’il ait indiqué que sa sécurité personnelle avait été\n\n"}