Aussi, admettre qu’un requérant d’asile mineur peut valablement, hors présence d’un représentant légal, être partie à une procédure mettant en jeu des droits strictement personnels ne fait que s’inscrire dans le cadre de cette éthérification du formalisme dont l’administré ne peut que se féliciter. Ce principe se trouve d’ailleurs clairement exprimé par deux auteurs, Häfelin et Müller, qui ont précisé: «Geht es um höchstpersönliche Rechte oder um Bereiche der beschränkten Handlungsfähigkeit, kann der urteilsfähige Handlungsunfähige jedoch selbständig Beschwerde führen» (Ulrich Häfelin / Georg Müller, Grundriss des allgemeinen Verwaltungsrechts, Zurich 1990, N° 1372, p. 295).