M. K., d’origine érythréenne, a déposé une demande d’asile le 23 novembre 1989. Lors de son audition au centre d’enregistrement de Genève et par les autorités cantonales compétentes, il a fait valoir qu’il était sympathisant du Front populaire de libération de l’Erythrée (FPLE) et qu’il avait collaboré avec ce parti. Ecoutant les émissions de radio émises par les combattants érythréens, il en aurait transcrit le contenu et remis le texte à l’un de ses amis, membre du FPLE, à seule fin d’en faire des copies; il les aurait ensuite déposées dans les lieux de passage. A la suite de l’arrestation de son ami, le 21 septembre 1989, il aurait craint d’être dénoncé et d’être arrêté à son tour.