{"Signatur": "CH_VB_031", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1996-03-11", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_031_JAAC-61-12--_1996-03-11.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003371.pdf?ID=150003371", "Checksum": "00441a2ebd417d12b36f8204c1a7f1d3"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 61.12 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Schweizerische Asylrekurskommission (ARK) 11.03.1996 JAAC 61.12 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile 11.03.1996 JAAC 61.12 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione svizzera di ricorso in materia d'asilo 11.03.1996 JAAC 61.12 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Schweizerische Asylrekurskommission (ARK)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Commissione svizzera di ricorso in materia d'asilo"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Commission suisse de recours en matière d'asile, jusqu'à 2006"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:28:34", "Checksum": "49ea32514f7a08c277c75d33f79544f7", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Commission suisse de recours en matière d'asile 11.03.1996 JAAC 61.12 \r\n\n JAAC 61.12\n\nExtraits d’une décision de la Commission suisse de\nrecours en matière d’asile du 11 mars 1996\n\nExtrait de la jurisprudence de la Commission suisse de recours en\nmatière d’asile.\nArt. 17 al. 1 LAsi. Art. 55 CP. Renvoi et expulsion judiciaire.\nEn cas d’expulsion judiciaire d’un demandeur d’asile, l’ODR n’est pas\ncompétent pour prononcer son renvoi. C’est à l’autorité cantonale\nchargée d’exécuter la décision d’expulsion qu’il appartient d’examiner\ndans quelle mesure cette exécution pourrait violer la garantie de l’art. 3\nCEDH et le principe du non-refoulement.\n\nAuszug aus der Rechtsprechung der Schweizerischen\nAsylrekurskommission.\nArt. 17 Abs. 1 AsylG. Art. 55 StGB. Wegweisung und Landesverweisung.\nBei gerichtlicher Landesverweisung eines Asylbewerbers ist das BFF zur\nAnordnung der Wegweisung nicht zuständig. Die kantonale Behörde,\nwelche die Landesverweisung zu vollziehen hat, muss prüfen, ob\nder Vollzug mit Art. 3 EMRK und dem Prinzip des Non-refoulement\nvereinbar ist.\n\nEstratto della giurisprudenza della Commissione svizzera di ricorso in\nmateria d’asilo.\nArt. 17 cpv. 1 LAsi. Art. 55 CP. Rinvio ed espulsione giudiziaria.\nIn caso di pronunzia dell’espulsione giudiziaria di un richiedente\nl’asilo, l’UFR non è competente per pronunciare il suo rinvio. Tocca\nall’autorità cantonale incaricata dell’esecuzione della decisione\nd’espulsione esaminare in che misura tale esecuzione potrebbe violare\nl’art. 3 CEDU ed il principio di «non-refoulement».\n\n1\nRésumé des faits:\n\nY. Y. a déposé une demande d’asile le 10 décembre 1990. Cette demande a été\nrejetée le 5 juin 1991 par l’Office fédéral des réfugiés (ODR).\nLe 11 février 1993, Y. Y. a été condamné par le Tribunal correctionnel de\nVevey à vingt mois d’emprisonnement et à cinq ans d’expulsion du territoire\nsuisse. Le Tribunal cantonal vaudois, statuant sur recours, a réduit la peine\nd’emprisonnement à quatorze mois avec sursis pendant trois ans, l’expulsion\nétant maintenue. Le Tribunal fédéral, saisi d’un pourvoi en nullité, a confirmé\ncette décision le 21 septembre 1993.\nY. Y. a déposé, le 29 novembre 1993, une demande de grâce devant le Grand\nConseil du canton de Vaud, en ce qui concernait l’expulsion. L’exécution de\ncette mesure a dès lors été suspendue par décision du chef du Département\nvaudois de la justice, de la police et des affaires militaires, le 21 février 1994.\nLe 8 juillet 1994, Y. Y. a demandé le réexamen de la décision de l’ODR du\n5 juin 1991, limitant toutefois sa requête à la seule question du renvoi. Le\n13 juillet 1994, la demande a été rejetée dans la mesure où elle était recevable.\nLe 20 juillet suivant, Y. Y. a interjeté recours contre cette décision.\nLe 14 novembre 1995, le Grand Conseil vaudois a rejeté la demande de grâce\ndéposée devant lui, l’expulsion judiciaire devenant dès lors exécutable.\nLe recours a été rejeté.\n\nExtraits des considérants:\n\n2. En l’espèce la demande de réexamen - comme le présent recours - tend\nà faire revoir par l’autorité, pour divers motifs, le caractère licite, possible\net raisonnablement exigible de l’exécution du renvoi (art. 18 de la loi du\n5 octobre 1979 sur l’asile [LAsi], RS 142.31, et art. 14a de la LF du 26 mars\n1931 sur le séjour et l’établissement des étrangers [LSEE], RS 142.20). Toutefois\nil n’y a pas lieu en l’espèce de se prononcer sur un renvoi décidé en application\nde l’art. 17 al. 1 LAsi.\nEn effet, un tel prononcé devrait généralement faire suite au constat que\nl’étranger ne dispose d’aucun droit de séjourner en Suisse; dans un tel cas,\ncet étranger est tenu de quitter la Suisse (cf. art. 12 al. 1 LSEE et message à\nl’appui d’un arrêté fédéral sur la procédure d’asile [APA] et d’une loi fédérale\ninstituant un Office fédéral pour les réfugiés du 25 avril 1990, FF 1990 II 560).\nL’autorité d’asile qui prononce le renvoi agit donc en application d’une règle\ngénérale, faute d’un mode de règlement particulier des conditions du retour\nde la personne intéressée dans son pays d’origine (extradition, expulsion\njudiciaire ou administrative).\n\n"}