Pour que l’impartialité d’une personne appelée à rendre ou à préparer une décision soit suspecte, il ne suffit pas qu’il existe dans l’esprit d’une partie un sentiment de méfiance, il faut encore que ce sentiment repose sur des raisons objectives (ATF 119 V 456 consid. 5b, 97 I 91 consid. 2). Doctrine et jurisprudence insistent sur la nécessité d’une justification objective (Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d’organisation judiciaire, vol. I, Berne 1990, ad. art. 23, p. 123 et références).