S’il apparaît que le sentiment de partialité n’est pas dénué de toute raison légitime au vu des faits objectifs sur lesquels il repose, cela suffit. Cependant, si l’on admet qu’un simple risque de prévention suffit et que, du fait que l’inobjectivité est un état intérieur, l’on ne saurait être trop exigeant quant à la preuve de son existence (ATF 105 Ia 157 consid. 4b). Il y a lieu, comme le remarque Poudret (op. cit., p. 124 et références), de ne pas admettre un tel risque trop facilement afin d’éviter de compromettre le fonctionnement normal des instances appelées à rendre des décisions (dans l’ATF 105 Ib 126 consid