Il faut encore que le sentiment de partialité repose sur des faits concrets qui soient en eux-mêmes propres à avoir une incidence sur l’issue d’une procédure et à justifier objectivement et raisonnablement un tel sentiment chez une personne réagissant normalement (Pierre Jolidon, Commentaire du Concordat suisse sur l’arbitrage, Berne 1984, ad motifs de récusation, p. 267 ss). De plus, comme le remarque Gygi («Zu denken ist an Verfeindung mit der einen oder enge Freundschaft mit der andern Partei», op. cit., p. 56), les relations professionnelles entretenues ne doivent pas être de simples relations mais elles doivent être qualifiées.