A ce propos, Moor note que l’autorité trouvera aussi son avantage à bien motiver: «Un texte bien argumenté lui permet de vérifier le bien-fondé de sa décision et lui sert ainsi de moyen d’auto-contrôle (cf. ATF 112 Ia 107)» (op. cit., ibidem). D’après la jurisprudence (cf. en particulier ATF 111 Ia 2, 104 Ia 201, 101 Ia 298), les exigences relatives à la motivation sont d’autant plus rigoureuses que le pouvoir d’appréciation de l’autorité est plus large et que les éléments de fait sur lesquels doit s’exercer ce pouvoir sont plus nombreux ou plus complexes ou lorsqu’il en va notamment de l’existence économique du recourant.