, Berne 1995, p. 63). L’adaptation aux risques futurs nécessite donc une communauté de risque aussi étendue et homogène que possible. Plus la communauté est petite, plus les fluctuations dues aux hasards sont importantes. Il en découle que la prise en considération du risque individuel exigerait, sur le plan juridique, de créer des communautés regroupant des catégories d’individus avec des risques individuels presque similaires, ce qui irait finalement à l’encontre de l’individualisation à la base d’un tel système. La formation des communautés de risque exige toujours une certaine schématisation et conduit inévitablement à des inégalités dans certains cas particuliers.