Or, cette dernière n’allègue pas l’existence d’un tel intérêt. En particulier elle ne saurait prétendre qu’elle s’est fondée de bonne foi sur la décision du 12 mars 1996 pour importer les bouteilles litigieuses en date du 16 décembre 1997. En effet, la recourante avait été informée en novembre 1997 par la Régie (document intitulé «Nouvelles contraintes pour les boissons alcooliques diluées») que le produit «X.» était classé comme designer drink soumis au droit de monopole ordinaire. La recourante ne prétend d’ailleurs pas qu’elle aurait subi des frais particuliers en se fondant sur l’apparence de légalité de la décision de la Régie du 12 mars 1996.