Mais, au tournant du siècle, les Suisses commencèrent à planter des pommiers et des poiriers, et de les planter en si grand nombre qu’ils ne savaient pas que faire des fruits qui en tombaient; il ne restait plus qu’à les distiller, ce qui pouvait se faire librement puisque jusqu’ici le droit fédéral ne prévoyait ni contingent ni impôt. Le résultat de cette évolution, c’est qu’à trente ans d’intervalle, l’histoire allait se répéter: on recommença à boire, sauf que là, il s’agissait d’alcool de pomme et de poire, au lieu d’alcool de pomme de terre. Il fallait que le législateur fédéral réagisse une fois de plus. Mais pour le lui permettre, il fallait d’abord réviser la Constitution.