32bis Cst., le législateur avait souligné que le terme proposé de «distillation des matières farineuses et des fruits à racines» ne permettait pas d’appréhender d’autres modes de préparation de l’alcool, dont il fallait tenir compte au vu des nombreux progrès accomplis par la chimie industrielle (FF 1885 I 417). La consommation des boissons distillées prit, au début des années 1880, l’ampleur d’un véritable fléau social. C’est surtout l’alcool de pommes de terre qui faisait problème. La révision constitutionnelle de 1885 ne manqua pas son but, c’est-à-dire qu’elle eut raison de l’alcool de pommes de terre. Mais, au tournant du siècle, les Suisses commencèrent à planter des pommiers et des