Comme le relève à juste titre l’autorité intimée, si l’échéance du délai fixé en fonction de la publication des versions allemande et française avait été maintenue également pour les communes italophones, les citoyens de ces dernières n’auraient pas eu à leur disposition les 90 jours que la loi leur accorde pour signer un référendum. Le fait d’avoir prolongé le délai de récolte des signatures pour les communes italophones d’un nombre de jours correspondant au retard de la publication de la Feuille fédérale imprimée en italien contribuait donc à rétablir l’égalité. C’était d’ailleurs la seule solution possible au regard de la loi.